Risques : objectif prévention

Date: 2010
Régions:
Risques : objectif prévention
Sommaire de l'article
L'émergence d'une gouvernance globale des risques
L'émergence d'une gouvernance globale des risques
L'émergence d'une gouvernance globale des risques

Repère 19

Le nombre de catastrophes naturelles a augmenté régulièrement à l'échelle mondiale au cours des dernières décennies. Cette évolution témoigne non seulement d'une meilleure comptabilisation des catastrophes, mais aussi d'un plus grand nombre de populations vulnérables. La densité croissante de la population dans les zones à risque et leur manque de ressources pour faire face aux risques naturels (inondations, tempêtes, sécheresses, tremblements de terre, épidémies, vagues de chaleur, invasions d'insectes, etc.) ou de nature anthropique (pollutions, incidents industriels, accidents, etc.) expliquent cette évolution. Une catastrophe n'est donc jamais entièrement naturelle : elle résulte toujours de la rencontre entre un risque et une population vulnérable.

Le coût d'une catastrophe varie fortement selon qu'elle intervient au Nord ou au Sud. En effet, dans les pays en développement, la comptabilisation des coûts ne reflète pas les dommages réels : à dégâts comparables, une catastrophe " coûtera " infiniment plus cher dans un pays industrialisé que dans un pays en développement où la plupart des biens ne sont pas assurés et sont généralement évalués à une valeur nettement inférieure à celle des biens des pays industrialisés.  

Le continent le plus touché est l'Asie, où se trouve l'écrasante majorité des populations affectées. Davantage que le risque naturel lui-même, ce sont les mécanismes de prévention et de gestion des catastrophes qui vont déterminer leur ampleur. Le cyclone Nargis, qui a frappé la Birmanie en mai 2008, a fait officiellement 146 000 victimes. Six mois plus tôt, le Bangladesh avait été victime d'un cyclone comparable, Sidr. Le bilan officiel, alors, faisait état de 3 400 victimes. Le ministère de l'Alimentation et de la gestion des catastrophes bengali a mis en place depuis plusieurs années différents mécanismes de prévention, prévoyant entre autre l'évacuation des populations vers des lieux sûrs. De tels plans sont quasi inexistants en Birmanie, où les habitants ont été livrés à eux-mêmes et frappés de plein fouet par le cyclone Nargis.

Vers une gouvernance des risques. Longtemps, la gestion des catastrophes naturelles s'est résumée à la réparation des dégâts, sans inclure la prévention. En 1987, les Nations unies déclarent les années 1990 " décennie pour la réduction des catastrophes naturelles ". L'un des buts de cette initiative était d'intégrer la prévention dans la gestion des catastrophes naturelles. Elle a aussi marqué le début de la coopération internationale en la matière, avec l'adoption de la déclaration de Yokohama en 1997. À la décennie 1990 a succédé un programme permanent, la Stratégie internationale pour la réduction des catastrophes naturelles, qui établit un cadre de travail pour la période 2005-2015, dit cadre de Hyogo, visant une meilleure coordination internationale des mécanismes d'assistance et de prévention. De la même manière que l'on est passé de la réparation à la prévention, l'ambition aujourd'hui est de transformer la solidarité internationale en véritable gouvernance mondiale des risques.

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