Épidémies : un traitement international et urbain

Date: 2010
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Épidémies : un traitement international et urbain
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Sommaire de l'article
Grippe H1N1 : une diffusion d'abord urbaine
Une mobilisation publique et privée
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Les maladies ne tiennent pas compte des frontières nationales et nécessitent une coopération internationale entre les grands laboratoires pharmaceutiques et les agences gouvernementales. La grippe A en a récemment donné l'exemple avec les épidémies urbaines apparues au Mexique. Celles-ci se sont rapidement étendues aux villes d'Amérique du Nord, puis à d'autres grandes cités autour du monde. Les villes mexicaines et américaines, qui avaient échappé à la crainte et aux répercussions économiques de l'épidémie de SRAS, sont à ce jour les plus touchées. À la différence des grandes grippes du xxe siècle, le virus H1N1 n'est pas apparu en Asie du Sud-est et n'a pas eu l'impact du SRAS, qui avait rapidement infiltré des villes de pays en développement comme Pékin. Néanmoins la crainte de l'épidémie a conduit à des mesures de contingentement très poussées dans les mégalopoles. Les flux d'information, gérés par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et les agences nationales, ont suivi la progression du virus : de laboratoires de recherches en hôpitaux, d'agences publiques de santé en organisations gouvernementales et laboratoires pharmaceutiques, pour arriver enfin au grand public.

Impacts urbains 

Répondre aux épidémies relève de la sécurité urbaine avec des conséquences sur l'aménagement des villes en termes d'infrastructures biomédicales (soins, laboratoires, recherches). En Europe et en Amérique du Nord, on tend à rapprocher ces infrastructures des populations à traiter. De nombreux laboratoires privés préfèrent ainsi s'implanter dans les villes plutôt que dans des parcs d'activités en périphérie, comme le East River Science Park à Manhattan ou le projet Mars à Toronto (Canada), avec ses galeries d'art et un accès direct au système de transport. Le Centre médical universitaire d'Amsterdam avec ses bâtiments connectés les uns entre les autres attire de nombreuses sociétés de biotechnologie. à l'épicentre d'épidémies virales (SRAS ou grippe aviaire), les grandes villes d'Asie ont développé des logiques différentes d'urbanisme médical. La crainte de la contagion les conduit à rejeter les installations hors des centres villes au profit de campus périphériques comme Biopolis à Singapour et la technopôle biomédicale de Hsin-Chu à Taiwan. Les installations sanitaires se déplacent donc avec les maladies et les représentations que se font les sociétés du meilleur moyen d'y répondre.

 

Grippe H1N1 : une diffusion d'abord urbaine

Les villes sont en première ligne face aux épidémies : plus elles sont connectées, plus elles courent le risque de se voir infecter. Dans tous les cas, elles doivent répondre aux besoins de leurs populations en termes de santé et de protection face aux épidémies.
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Une mobilisation publique et privée

Face aux épidémies, les réponses mobilisent des moyens publics et privés.
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